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La Commission est bien consciente des inquiétudes pour la santé des
enfants causées par certains jouets et articles de puériculture qui dans certaines
conditions relâchent des phtalates. Elle a déjà pris plusieurs initiatives en la
matière et a lintention de proposer bientôt une mesure communautaire dans ce
domaine visant à assurer un niveau élevé et uniforme de protection de la santé des
enfants. La Commission na pas proposé en 1998 une interdiction des phtalates dans
les produits concernés. Toutefois, le 1er juillet, la Commission a recommandé
aux Etats membres de tester les articles de puériculture et les jouets destinés à être
mis en bouche par les enfants de moins de trois ans et de prendre les mesures nécessaires
à assurer un haut niveau de protection de la santé des enfants.
A ce jour, huit Etats membres (le Danemark, lAllemagne, la Grèce, la France,
lItalie, lAutriche, la Finlande et la Suède) ont interdit ou annoncé
formellement lintention dinterdire lutilisation de phtalates dans
certains articles de puériculture et jouets, par des mesures nationales dune
portée différente. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont manifesté lintention
détablir des limites dextraction des phtalates des produits en question.
La Commission a consulté, à plusieurs reprises, le comité scientifique de la toxicité,
leco-toxicité et lenvironnement concernant les risques posés par les
produits considérés. Le comité a conclu que le phtalate le plus utilisé dans les
jouets en chlorure de polyvinyle (PVC) souple diisononyl phthalate (DINP) suscite des
inquiétudes, alors que lutilisation dun autre phtalate di(2 éthylhexyl)
phtalate (DEHP) est une cause de claire préoccupation. Ces considérations
sappliquent au cas de certains produits, parmi les articles de puériculture et les
jouets entièrement ou partiellement en PVC souple contenant des phthalates, mis en bouche
par les jeunes enfants. La Commission estime donc que les mesures de protection doivent
viser ces produits.
La Commission estime que létablissement dune liste de produits pour enfants
contenant des phtalates ne représenterait pas, à ce stade, une mesure suffisante. Elle
considère en effet que des mesures communautaires doivent être envisagées le plus vite
possible, fin dassurer rapidement dans lensemble de la Communauté, dans le
respect des principes du traité CE, un haut niveau de protection de la santé des enfants
de façon uniforme, et le bon fonctionnement du marché intérieur, pour ce qui concerne
les produits visés.